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Musique classique et opéra par Classissima

Georg Friedrich Haendel

jeudi 25 mai 2017


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23 mai

24è Festival Musique et Mémoire, Vosges du Sud, l’excellence artistique dans son territoire

Classiquenews.com - Articles VOSGES DU SUD (70). 24ème Festival Musique et Mémoire, du 15 au 30 juillet 2017. Dans les Vosges du Sud, un festival passionnant vous attend, du 15 au 30 juillet 2017 soit la deuxième quinzaine de juillet : une offre unique en Europe pour s’immerger au cœur des Vosges saônoises, bercés, étonnés, surpris, par une programmation riche et singulière, en nouvelles expériences baroques. Musique et Mémoire est une scène résolument baroque à nulle autre pareille qui ne cesse d’explorer les esthétiques des XVIIè et XVIIIè, entre France, Italie, pays germaniques. Grâce à l’intuition sûre de Fabrice Creux, directeur du Festival (et aussi son créateur), Musique et Mémoire sait cultiver le risque voire l’audace en commandant aux artistes en résidence de nouveaux programmes. C’est à chaque édition, une traversée unique et féconde, qui n’est pas liée à un site unique comme beaucoup d’autres festivals en France, mais une offre qui rayonne sur le territoire saônois, entre étangs et églises patrimoniales, une occasion de vivre et revivre l’enchantement et la vitalité des écritures baroques selon un rythme désormais bien identifié : 3 week ends ouvragés avec intelligence et gradation, 3 ensembles en résidence portés par l’exigence de l’expérimentation et de l’accomplissement. Du dialogue, du partage. Cet été, inaugurant le nouveau cycle de concerts et de rencontres, les festivaliers retrouvent pour les 5 premiers jours (les 15, 16 puis 19, 20 et 21 juillet), le trio emblématique Les Timbres, capables de stimuler et produire la complicité recréatrice en s’associant de nombreux complices (et aussi de nouveaux timbres comme le baryton vocal de Marc Mauillon…); Puis les 22 et 23 juillet, Musique et Mémoire accompagne le fabuleux ensemble de Lionel Meunier, Vox Luminis dans Haendel, et les cordes de La Rêveuse qui fête non sans raison le génie de Telemann, mis à l’honneur en 2017 ; c’est la poursuite également du geste d’Alia Mens dans la constellation Bach (cantates et pièces instrumentales dont les Brandebourgeois… Voici caractères défricheurs, tempéraments audacieux et temps forts de l’édition 2017, présentée en 3 étapes successives, complémentaires, du 15 au 31 juillet 2017, au Pays enchanteurs des “1000 étangs” (VOSGES DU SUD, 77). ________________________ Toutes les informations pratiques, le détail des programmes et les modalités de réservation / organiser votre séjour en Haute-Saône et dans les Vosges saônoises, sur le site du Festival Musique & Mémoire 2017 , festival incontournable des VOSGES DU SUD (70). http://www.musetmemoire.com/index.php _________________________ (RE)DÉCOUVRIR le festival Musique et Mémoire 2016 : les 400 ans de Johann Jacob Froberger, génie du premier baroque entre France et terres germaniques, décédé sur le territoire vosgiens, compositeur diplomate, virtuose du clavier et génie musical européen… REPORTAGE VIDEO exclusif : les 400 ans de Froberger au Festival Musique et Mémoire 2016… REPORTAGE VIDÉO. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger. Les Cyclopes à Musique et Mémoire. Les Cyclopes, ensemble instrumental et vocal codirigé par Bibiane Lapointe (clavecin) et Thierry Maeder (orgue) enrichissent davantage la réussite du projet artistique façonné édition par édition par le directeur du Festival, Fabrice Creux. En juillet 2016, célébration légitime et unique en France, du génie de Johann Jacob FROBERGER, décédé sur le territoire (Héricourt), dont 2016 marquait les 400 ans. Reportage exclusif : pourquoi fêter Froberger ? Qui était-il ? Quelle est la singularité de sa musique ? et dans quel contexte a t elle été composée ? Le compositeur diplomate, d’une stature européenne méritait bien cet éclairage unique à ce jour. Réalisation : studio CLASSIQUENEWS.TV — Conception : Philippe-Alexandre PHAM © 2017

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18 mai

Compte-rendu concert. Paris, Oratoire du Louvre, le 11 mai 2017. Biber. Pergolesi, Schmelzer… Claire Lefilliâtre, soprano. L’Entretien des Muses, Stéphane Fuget.

La joie de retrouver Claire Lefilliâtre est toujours grande. Dans Espaece d’après Perec mis en scène par Aurelien Bory, nous avions eu l’immense surprise de la trouver hors des sentiers battus. Ce soir elle n’est pas non plus au sein de l’équipe du Poème Harmonique mais plus “classiquement” en récital, avec un bel ensemble instrumental : L’ Entretien des muses de Stéphane Fuget. L’Oratoire du Louvre où Philippe Maillard organise une très belle saison de musique sacrée a une acoustique très agréable. Dès les premières notes du violon de Jasmine Eudeline, l’équilibre de l’acoustique frappe par sa précision, son moelleux, sa réverbération mesurée… Divine Claire Lefilliâtre à l’Oratoire du Louvre L’Annonciation première des sonates du Rosaire de Biber ne nécessite pas de scordatura comme les suivantes. Elle permet donc à la violoniste de poursuivre le concert sans changer d’instrument. Cette Annonciation est bien venue dans un programme consacré à Marie, au temps de la Contre-Réforme, car elle prépare le thème. Le sourire constant avec lequel Jasmine Eudeline joue s’entend. Son violon est heureux et les battements d’ailes de l’ange dans un figuralisme limpide déjouent toute difficulté dans cette redoutable virtuosité. L’orgue, le violoncelle et l’archiluth participent à une belle historisation du discours. L’entrée de Claire Lefilliâtre pour le Salve Regina de Pergolese apporte dans la souplesse instrumentale une beauté florale envoûtante. La voix a gagné en chair et la cantatrice peut désormais davantage utiliser de nuances forte. Sans renoncer à la pureté du timbre des harmoniques généreuses enrichissent les couleurs. Ce Salve Regina a une séduction mélodique et un lyrisme d’une simplicité que les interprètes sensibles et tous animés d’une même souplesse nous rendent évidente. Puis la Sonate a tre de Schmelzer nous permet d’écouter avec ravissement l’osmose rare obtenue par tous les instrumentistes. La direction en grande souplesse et suggestion de Stéphane Fuget offre une parfaite liberté à chacun. Le bonheur de Claire Lefilliâtre à les retrouver, est visible. Le récitatif et air composés par Haendel, commandé en Italie au jeune musicien teuton et protestant est l’une des nombreuses œuvres de cette époque heureuse. Marie en consolatrice orante, lui inspire une page d’une grande subtilité harmonique dans l’évocation des douleurs liées à la guerre sur terre. L’implication dramatique de Claire Lefilliâtre dans le récitatif permet un incroyable contraste avec l’air à la mélodie si pure et infinie. Puis O Dulcis Jesu de Buxtehude est peut être le sommet émotionnel du concert. C’est en tout cas cette oeuvre qui met en valeur toute la sciences de Claire Lefilliâtre. Le naturel de la rhétorique baroque comme une évidence dramatique nous permet de croire que même en latin, elle s’adresse à chacun de nous en particulier. La plainte si pleine de sentiments profonds est inoubliable. Son dernier Suscipe me est d’une émotion incroyable. La facilité avec laquelle la cantatrice ornemente la ligne mélodique relève d’un grand art qui rappelle ses sublimes dialogues avec Jean Tubery. Le souffle infini porte au plus loin chaque phrase mélodique qui ainsi va au cœur de l’émotion. Enfin la beauté du timbre comme passant de l’ombre de la souffrance humaine à la lumière de la pureté de Jésus, en un dosage subtile de chaque instant, est fabuleuse. L’osmose avec les instrumentistes est complète et la liberté semble infinie. Le Concerto grosso de Corelli permet aux cordes de briller et d’explorer de fortes nuances et des rythmes bien campés. Leur petit nombre permet une grande précision et une certaine ampleur arrive à se dégager de cette belle interprétation. Pour finir le prêtre roux, soit Vivaldi, apporte sa touche énergique et extravertie. Même si techniquement, elle domine la partition, Claire Lefilliâtre est moins à l’aise dans ce répertoire qui demande à être plus extravertie voir hyper-démonstrative. Elle habille de subtiles abellimenti les reprises, déjoue les diaboliques notes de l’Alleluia final avec panache. Il sera d’ailleurs bissé. Mais nous resterons sous les charmes persistants de son Buxtehude si sensuel et sensible. Que ce soit à l’orgue, au clavecin ou dans sa direction, Stéphane Fuget est un fin musicien qui vit la musique et la partage. Rivé à ses claviers, il n’a pas eu loisir de mettre en mouvement un esprit de la danse qui a semblé l’habiter surtout dans le Vivaldi final. Un concert admirable avec un choix d’oeuvres à la charnière du XVII et XVIII iéme siècle montrant combien la contre réforme a usé de séduction musicale mais aussi comme le protestantisme avec Buxtehude a su sensualiser admirablement ses partitions. En somme, la musique permet un beau dialogue entre réforme et contre réforme à l’opposé de la guerre qui les a vu s’affronter si terriblement pour les humains. _______________________ Compte rendu concert. Paris. Oratoire du Louvre, le 11 mai 2017. Heinrich Ignaz Frantz Biber (1644-1704) : Sonate du Rosaire n°1, L’Annonciation. Giovanni Batista Pergolese (1710-1736) : Salve Regina en do majeur. Johann Heinrich Schmelzer (1623-1680) : Sonata a tre, pastorale. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Récitatif et air ” Ah! Che troppo ineguali ” HWV. 2340. Dietrich Buxtehude (1637-1707) : Cantate en mi majeur “O Dulcis Jesu”. Arcangelo Corelli (1653-1713): Concerto grosso op.6 n° 8 en sol mineur. Antonio Vivaldi (1678-1741): Motet “Nulla in Mundo pax sincera” RV. 630. Claire Lefilliâtre, soprano. L’entretien des muses : Jasmine Eudeline et Aude Caulé, violons; Céline Cavagnac, alto ; Alice Coquart,Violoncelle ; Gautier Blondel, contrebasse ; Claire Antonin, archiluth. Stéphane Fuget : Direction, orgue et clavecin.




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18 mai

Le National de Lille joue Gorki, Sibelius, et Poulenc avec Jean Rondeau

LILLE. National de Lille, Jean Rondeau les 18,19 mai 2017. Jean Rondeau, récente vedette parmi les jeunes claveciniste français interprète Poulenc (Concerto champêtre, dans l’esprit de Watteau) au Nouveau Siècle de Lille, formidable écrin pour le concert et l’opéra (comme récemment une nouvelle production des Pêcheurs de perles l’a démontré / sous la direction d’Alexandre Bloch le 10 mai dernier). Après sa Victoire de la musique classique – Révélation Instrumentale – reçue justement à Lille en 2015, Jean Rondeau revient deux ans plus tard au Nouveau Siècle, ce soir et demain, 18 et 19 mai, avec l’Orchestre national de Lille sous la direction du chef polonais Michal Nesterowicz. GORECKI, POULENC, SIBELIUS. Au programme d’abord d’Henryk Mikołaj Górecki (1933-2010), Trois pièces dans le style ancien. Nous sommes en 1963. Henryk Górecki est un jeune compositeur, à la recherche de son style. A l’instar de son compatriote Krzystof Penderecki, Górecki est séduit par les expérimentations d’Europe de l’Ouest. La découverte du folklore polonais transparaît ici dans l’utilisation d’une vieille chanson de mariage du 16ème siècle utilisée dans la troisième pièce. Ecrites pour orchestre à cordes, les Trois pièces dans le style ancien posent les bases d’un minimalisme dont Arvo Pärt se fera le héraut dans la décennie à venir. Puis surtout, clou du concert, de Francis Poulenc (1899-1963) : le néo classique / néo baroque Concert champêtre. La rencontre en 1923 avec Wanda Landowska permet au jeune Francis Poulenc de redécouvrir la musique ancienne, et c’est à l’instigation de la musicienne,- pionnière dans la redecouverte du Clavecin, qu’il décide d’écrire une oeuvre pour clavecin et orchestre. Le mot “Concert champêtre” recouvre deux significations possibles. D’une part, il s’agit d’un hommage concret à Landowska puisque Poulenc, citadin impertinent, venait lui rendre visite dans sa propriété de Saint-Leu-La-Forêt à 35 kilomètres de Paris . D’autre part, Poulenc escomptait tracer, en musique, un “parc à la francaise”, à la manière d’un tableau galant de Watteau. Poulenc renoue avec l’esprit d’un pastiche de Händel ou Scarlatti, mais avec une sensibilité toute moderne. On y relève des harmonies inattendues, des clins d’oeil ironiques, parfois de grandes mélodies populaires, qui, plus que dans un bois champêtre, donnent l’impression qu’on se trouve sur un grand boulevard parisien ! “J’ai vraiment mis dans mon Concert champêtre tout mon sang, le meilleur : si on ne l’aime pas, on ne peut pas m’aimer ! ” disait le compositeur . sur les traces du peintre. Très Watteau, Poulenc ressuscite l’art de la nostalgie en teintes raffinées particulièrement chaudes et vaporeuses qui son style plus pointilliste que vraiment brumeux et atmosphérique renouvelle d’une manière très personnelle. Enfin l’orchestre national de Lille “ose” de Jean Sibelius (1865-1957), lrrepressible sensualité panthéiste de la Symphonie n°1 en mi mineur op.39. C’est le dernier portrait de l’artiste en jeune homme : en 1899, Sibelius a 34 ans. Il est déjà célèbre dans son pays, la Finlande, encore sous le joug de la Russie. L’enjeu de cette première symphonie est double : écrire une oeuvre sans programme littéraire ni descriptif et s’affronter à une forme qui pourrait lui apporter la célébrité à l’étranger. Le critique anglais Enrest Newman écrira ainsi en 1905 : “Je n’ai jamais entendu une oeuvre qui m’ait transporté aussi loin de l’Europe de l’Ouest. Chaque page de [cette Symphonie n°1] respire une autre manière de penser, une autre manière de vivre, voire même un autre paysage que le nôtre”. De fait avec Richard Strauss et Gustav. MAHLER, sibelius est bien le plus grand symphoniste de la première moitié du XX ème, celui dont l’écriture interroge le plan et la finalité du matériau formel. LILLE Auditorium du Nouveau Siècle Jeudi 18 et Vendredi 19 mai 2017 à 20h Tarifs de 5 à 10€ Billetterie et renseignements : 03 20 12 82 40 www.onlille.com AU PROGRAMME : GÓRECKI : Trois Pièces dans le style ancien POULENC: Concert champêtre, pour clavecin SIBELIUS: Symphonie n°1 Direction: Michal Nesterowicz Clavecin: Jean Rondeau PROGRAMME EN TOURNÉE : LYON Auditorium Maurice Ravel Samedi 20 MAI 18h Dans le cadre des formations invitées par l’Orchestre National de Lyon Informations et réservations au 04 78 95 95 95 – www.auditorium-lyon.com

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16 mai

CD, compte rendu critique. Cantates de WEIMAR, JS BACH. Alia Mens (1 cd Paraty – Bry, septembre 2016)

CD, compte rendu critique. Cantates de WEIMAR, JS BACH. Alia Mens (1 cd Paraty – Bry, septembre 2016). L’enregistrement fait suite à la première année de résidence au Festival Musique et Mémoire 2016, l’un des meilleurs festivals français baroques, ayant cours chaque mois de juillet, dans les Vosges du sud. LA CITE CELESTE est celle que le jeune Bach, fougueux, réformateur même, exprime déjà dans ces fabuleuses Cantates de Weimar ici réestimées, révélées. En 1708, le jeune organiste (23 ans), maître de musique sacrée de Mühlhausen quitte ses fonctions, avec bonheur pour servir la cour de Saxe-Weimar. C’est là que le jeune Jean-Sébastien Bach, compositeur audacieux et ambitieux pour son art, exploite le fonds de la bibliothèque locale, y trouvant en particulier 20 livrets pour ses cantates (1 par mois), dont il devait assurer la livraison à partir de 1714, lorsqu’il devient concertmeister (après avoir fait croire à son départ pour Halle). Le programme défendu par Alia Mens, est une première déclaration artistique pleine de promesses, déjà accomplie par certains aspects (surtout instrumentalement), d’une intelligence peu commune, qui réunissant 3 cantates écrites pendant le temps de Weimar, – temps de riche expérimentation et de découvertes musicales majeures dans la maturation du compositeur, jalonne un parcours spirituel irrésistible : de la sidération du croyant – perdu, détruit, saisi par la perte, la mort, le déchirement, l’absolu solitude du terrassé (BWV 12) ; passe ensuite à l’expérience de la foi triomphal (BWV 18) ; enfin se libère de toute entrave, – sa révélation accomplie : l’âme du fervent perdue retrouve équilibre par la grâce du renoncement (sublime BWV 161). Incroyable défi que ces 3 cantates parmi les plus bouleversantes de JS BACH. Pourtant, l’approche force l’admiration, tant par l’esprit que la tenue interprétative. Voici un Bach régénéré, sublimé même grâce à l’engagement d’un collectif avec lequel il faut désormais compter. Le programme et le triptyque des cantates retenues forment une sublime réflexion sur la mort à travers la perte et le déchirement du deuil puis le renoncement apaisé et la délivrance qui rassérène et transcende. Edité par Paraty, Alia Mens dévoile un Bach inattendu, chambriste, essentiel, bouleversant 3 cantates de JS BACH sublimées, transcendées Premier volet du triptyque, la BWV 12 est la seconde cantate créée à l’époque du concertmeister de Weimar (avril 1714) ; son titre l’enracine (fa mineur initial avec affliction du hautbois solo puis du choeur d’entrée qui deviendra le Crucifixus de la Messe en si – tout un symbole ) dans la déploration la plus profonde (« Weinen, klagen, sorgen, zagen » / pleurs, lamentations, tourments, découragement, selon le texte de Salomon Franck). Intitulée Concerto par le jeune audacieux, la cantate BWV12 trahit manifestement la découverte presque éblouie de l’Italie, et des possibilités expressives d’une vocalità libérée, à la fois virtuose et puissamment dramatique. La BWV 18 est la première du cycle weimarien (au centre du triptyque qui nous occupe) : la langue dramatique, opératique rend hommage à Telemann et renforce aussi la séduction musicale pour exprimer la miracle divin qui submerge les croyants contre la menace turque (proclamation lumineuse dévolu à la soprano, plage 10, véritable étendard brandi, affirmation de la foi victorieuse). Pas de violons mais 4 altos avec basson (plus tard remplacé par deux flûtes en 1724 à Leipzig). Se distinguent la couleur grave et sombre (l’ouverture traitée comme une chaconne), la force prosodique de toute la séquence médiane traitée en recitativo accompagné, pour écarter les malices du démon, enfin le superbe choral final inscrit dans la sérénité. De loin la plus bouleversante, – dernier volet du triptyque, la BWV 166, créée à Weimar en 1716, exprime une tendresse qui reconstruit et conçoit la mort comme une délivrance à l’ineffable tendresse. Le croyant par le timbre ductile du contrat ténor / alto masculin, très linguistique et parfaitement articulé / intelligible (Pascal Bertin) affirme la sérénité de celui pour qui la mort signifie la fin des peines terrestres et la promesse d’une éternité de lumière. Ainsi les flûtes d’une douceur qui caresse, signifie les os de la mort et aussi le chant des thuriféraires accompagnant le défunt dans son ultime lieu de repos. Initié par l’alto, rasséréné, planant (« Komm, du süße Todesstunde »), le cheminement en apothéose s’accomplit surtout dans l’air pour ténor, « Mein Verlangen » : confession finale de celui qui n’aspire qu’à mourir pour être délivré. A la fois dépouillé et d’une prosodie géniale, l’épisode sonne comme une récapitulation finale, celle qui achève et couronne tout un cycle, toute une existence terrestre. La justesse expressive, poétique, la sobriété de l’intonation, le concours millémétré des instruments réalisent la plus bouleversante des élévations. Les connaisseurs reconnaissent la sûreté tendre du timbre de Thomas Hobbs, ténor récemment distingué par classiquenews dans son récital titre dédié aux Baroques britanniques, également édité par Paraty : « Orpheus’ Noble strings ». Pour conclure, relevons certaines qualités primordiales qui font sens et confirment la maturité du jeune ensemble ALIA MENS : le sens du texte, le relief âpre et millimétré des instruments, très mis en avant dans cette prise de son, la sobriété du ton recueilli et intensément piétiste des chanteurs, … le geste d’une cohérence troublante, entre sobriété et fulgurance ; c’est aussi le fabuleux soprano brillant et clair d’Eugénie Lefebvre ; le ténor britannique déjà cité, confirmant son timbre lui aussi d’une sobriété bouleversante ; le contre ténor soucieux du texte à l’articulation parfaite … On demeure beaucoup moins convaincu par le choix du baryton basse, à la rusticité toujours un peu droite et linéaire. Tout cela défend un Bach intimiste et d’une pudeur, raffinée réduite à son essence expressive, portée par des individualités finement caractérisées, quatuor des solistes chantant les chorals sans voix de renfort, instrumentarium expressionniste et pointilliste d’une vive acuité à l’introspection grandissante. La sûreté du geste indique une maturation artistique en gestation au sein du festival Musique et Mémoire, véritable incubateur de jeunes tempéraments interprétatifs. Saluons la justesse poétique d’une nouvel ensemble baroque avec lequel il faut donc compter. Le label Paraty poursuit ainsi son sens du défrichement, lui aussi révélateur de jeunes sensibilités saisissantes : ce Bach version Alia Mens est à posséder et classer dans le cercle des enregistrements les plus convaincants aux côtés du cd Rameau & Handel, lui aussi exaltant, de Benoît Babel et son ensemble Zaïs dont le cd fut durant l’année Rameau (2014), le seul vrai témoignage bouleversant d’une année plutôt grise : RAMEAU et HANDEL / Concertos pour orgue, pièces pour clavecin (Paraty 2013, CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2014). _____________________ CD, compte rendu critique. La Cité céleste. JS BACH : 3 cantates BWV 12, 18, 161. Alia Mens. Olivier Spilmont, direction (1 cd Paraty 916157). Enregistrement réalisé en septembre 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017. ______________________ AGENDA Retrouvez l’ensemble ALIA MENS au Festival Musique et Mémoire en juillet 2017, pour sa seconde année de résidence : poursuite de son exploration de JS BACH, les 27, 28, 29 et 30 juillet 2017 ; cycle de intitulé « BACH, le voyage du ruisseau » : Sonates de Köthen, concertos pour clavecin, cantates BWV 202, 125, 80, Missa Brevis BWV 233 (extraits), Concertos Brandebourgeois (BWV 1046 et 1048)… + d’INFOS sur le Festival Musique et Mémoire 2017 http://www.classiquenews.com/vosges-du-sud-70-24eme-festival-musique-et-memoire-du-15-au-30-juillet-2017/



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12 mai

Compte rendu, festival. 21è Festival de Pâques de Deauville 2017. Les 15 et 16 avril 2017.

Compte rendu, festival. 21è Festival de Pâques de Deauville. Les 15 et 16 avril 2017. IMMERSION 2 jours durant au sein du XXIème FESTIVAL DE PAQUES DE DEAUVILLE. 3 concerts que nous avons suivi témoignent de la très haute technicité des jeunes talents qui tiennent l’affiche de Deauville en ce printemps 2017, comme de l’intelligence du Festival à savoir les marier… L’évocation de Deauville au début du printemps préjuge des promesses des villégiatures mondaines de l’Ouest Parisien et des courses et divertissements qui naguère ravirent les jeunes filles en fleur d’un Balbec voisin. Mais en 2017, si les embruns racés de cette Normandie balnéaire perdurent avec un chic inégalé, il est une manifestation qui ne cesse de surprendre sachant faire fructifier un terreau de jeunes artistes aux talents prometteurs et passionnants. Samedi 15 avril 2017 Centre International de Deauville : LE REVE et LA SIRENE LE REVE ET LA SIRENE… Pour sa 21eme édition le Festival ouvre ses week-ends avec audace. Le programme fait la part belle au lyrisme avec la soprano Julie Fuchs et Le Balcon & Maxime Pascal. Le programme est centré sur les adaptations formidables d’Arthur Lavandier. Nous avons remarqué au disque son incandescente adaptation pour Le Balcon de la Symphonie Fantastique de Berlioz (LIRE notre compte rendu critique du cd Lavandière : réécrire la Fantastique de Berlioz, 2013) . Pendant ce concert, c’est une belle fresque de son langage qui perce à travers les musiques aussi diverses que Handel, Mahler, Debussy. Chaque incursion est une redécouverte. Arthur Lavandier, en parfait alchimiste sait doser les expressions : il met en avant l’originalité et les couleurs les plus vives de chaque compositeur. Multipliant les rencontres entre instrumentarium d’aujourd’hui et musiques d’hier, on tient à saluer son adaptation de l’air “Credete il mio dolore” (Morgana) de l’acte III de l’Alcina de Handel, un bijou qui nous pousse à souhaiter qu’un directeur d’opéra éclairé programme tout un opera ancien avec la vision splendide d’Arthur Lavandier. On a aussi l’occasion d’entendre une mélodie de sa plume, nous plongeant dans le monde interlope et ambigu des eaux siréniennes, magnifiquement interprété par Julie Fuchs au sommet de son art! Julie Fuchs nous cueille au cœur des émotions par un phrasé raffiné et un timbre richement ciselé. Du lamento simple mais déchirant de Morgana dans Alcina aux accords empreints de mystère de la complainte d’Arthur Lavandier, Julie Fuchs développe chaque air comme un livre aux images merveilleuses. La fabuleuse soprano aux nuances envoûtantes nous emmène dans des contrées diverses, des étoiles céruléennes d’une Nuit calme aux profondeurs des silences recueillis de Mahler. Dirigé avec l’énergie et la finesse de Maxime Pascal, les musiciens du Balcon posent chaque note et chaque accord avec le soin des orfèvres. En première partie, avec les œuvres vocales dans les mondes les plus divers ou encore mieux dans la Fantastique 4G qui pourrait aisément retrouver ainsi le chemin de l’hymne de la jeunesse en 2017! Le Balcon plus qu’un orchestre ou un ensemble, c’est un concept, un discours, un théorème… où la jeunesse démontre sans cesse la sincérité et la force de son talent. Nous suivrons encore et toujours la voie ouverte par de tels artistes, à l’instar de Berlioz en 1830, Maxime Pascal et Le Balcon sont les hérauts de l’avenir! ____________ Claude Debussy (1862-1918) Nuit d’étoiles pour soprano et orchestre Georg Friedrich Haendel (1685-1759) Alcina : Credete al mio dolor pour soprano et orchestre Rodgers & Hammerstein : Sound of Music Last rose of summer, air traditionnel irlandais pour soprano et orchestre Gustav Mahler (1860-1911) Ruckert lieder : Ich bin der welt abhanden gekommen pour soprano et orchestre Arthur Lavandier (1987-) Complainte pour la sirène pour soprano et orchestre (création) Poème de Charles Roudaut *** Hector Berlioz (1803-1869) Symphonie Fantastique opus 14 Épisode de la vie d’un artiste Libre adaptation pour orchestre de chambre d’Arthur Lavandier Julie Fuchs, soprano Le Balcon Harmonie de Lisieux-Pays d’Auge Maxime Pascal, direction Dimanche 16 avril 2017 Salle Elie de Brignac : Un portrait troublé PORTRAIT TROUBLÉ. Quand on évoque György Ligeti, l’esprit même de l’inventivité se manifeste. Le parti pris, pour ce deuxième concert du Festival de Pâques de Deauville d’offrir un portrait de la puissante plume du maître Hongrois, est une idée heureuse ; le concept s’annonçait réjouissant. De même l’introduction annoncée de Karol Beffa, récent biographe de Ligeti chez Fayard , présentait les meilleurs augures pour pénétrer dans l’intimité d’une musique aussi fascinante que complexe. Cependant, alors que l’on s’attendait à une introduction brève et concise pour donner place ensuite à la musique, Karol Beffa nous a fait un exposé aux ramifications techniques qui au lieu d’introduire … a perdu davantage les spectateurs. Au bout de 45 minutes d’un véritable cours magistral sur Ligeti place à la musique avec de tout jeunes interprètes. Le portrait fut exécuté avec un talent technique hors pair, les intentions étaient justes ; les articulations, sans accroc. Saluons la Maîtrise incroyable de Jonas Vitaud et de Guillaume Vincent au piano, notamment dans les pièces à quatre mains. Mais dans l’ensemble, on remarque que la technique l’emporte sur la sensibilité. Et c’est un syndrome récurrent chez les jeunes générations, trop tôt propulsées sur le devant des scènes. L’exécution est parfaite mais laisse de marbre. En glosant sur l’exposé de Karol Beffa qui nous révéla le rapport extrêmement important de la danse et de la musique de Ligeti, l’on ne retrouve fondamentalement que des tempi … taillés mathématiquement, au scalpel ni aucune véritable envolée dansante ni incursions dans le caractère ironisant et sarcastique qui caractérise Ligeti dès l’intitulé des pièces. Regrettons cette implication toute technique mais vu la jeunesse des interprètes, nous sommes confiants qu’ils seront très bientôt en mesure de nous enthousiasmer ; ils ont Le tisonnier d’une flamme qui ne fera que grandir. __________ CONCERT LIGETI… Présentation de Karol Beffa, compositeur et auteur de György Ligeti (Fayard 2016) György Ligeti (1923-2006) Trio pour cor, violon et piano (1982) Étude polyphonique pour piano à quatre mains (1950) Szonatina pour piano à quatre mains (1950) Études pour piano Cordes à vide (1985) Automne à Varsovie (1985) Der Zauberlerhling (1994) Vertige (1990) Six bagatelles pour quintette à vent (1953) Quatuor à cordes n° 1 Métamorphoses nocturnes (1968) Quintette Ouranos : Mathilde Calderini flûte Philibert Perrine hautbois Amaury Viduvier clarinette Nicolas Ramez cor Rafaël Angster basson Quatuor Hermès : Omer Bouchez, Elise Liu violon Lou Chang alto Anthony Kondo violoncelle David Petrlik violon Jonas Vitaud, Guillaume Vincent piano Dimanche 16 avril 2017 Salle Elie de Brignac : réunion des talents chambristes CHAMBRISME ARDENT… Le dernier concert du premier week-end du Festival de Pâques de Deauville est surprenant par la beauté de son programme. Tout d’emblée, nous assistons à la réunion de certains des meilleurs interprètes de leur génération. On est saisi encore et toujours par la perfection technique de leurs exécutions respectives. Cependant tout comme le concert précédent nous demeurons quelque peu perplexes par une sensibilité en filigrane qui convient tout à fait à Brahms par son écriture solide mais qui demeure insuffisante dans Fauré. Saluons toutefois le toucher délicat de Guillaume Bellom, un pianiste qui promet de belles incantations à l’avenir. Les belles nuances des alti de Lise Berthaud et de Marie Chilemme ont révélé une maîtrise de leur instrument certaine. C’est la magie spécifique à Deauville : réunir des jeunes tempéraments en ensembles pour rendre grâce à la musique. C’est un bel atout de ce festival. Néanmoins nous espérons que les talents qui aujourd’hui déploient la technique la plus chevronnée, seront ceux qui demain nous offriront les plus belles émotions au concert. __________ Gabriel Fauré (1845-1924) Quintette pour piano et cordes n° 2 opus 115 *** Johannes Brahms (1833-1897) Sextuor à cordes n° 2 opus 36 Pierre Fouchenneret, Guillaume Chilemme, violon Lise Berthaud, Marie Chilemme, alto François Salque, Victor Julien-Laferrière, violoncelle Guillaume Bellom, piano

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12 mai

Le blog-notes de Claude Samuel La musique du président – André Malraux – Notre belle Europe – Vivaldi, Mozart, Offenbach… – Le voyage à Bayreuth – L’Hymne à la Joie

Hector Berlioz, le héraut de la musique française dans le feu de la bataille… Les gazettes qui nous abreuvent depuis le début de la semaine de commentaires sur les prédilections de notre nouveau Président de la République n’ont pas manqué de mentionner son amour pour la musique. Tant mieux ! On affinera plus tard et on suivra avec attention le degré de mélomanie du ministre qui s’installera rue de Valois. André Malraux, le premier d’entre eux, était l’homme du regard, plus que de l’écoute ; et je me souviens d’une conférence de presse, à l’époque où le budget misérable de la musique était affecté en majeure partie aux somptuosités du Palais Garnier, au cours de laquelle il lança ce mea culpa absurde et définitif : « On ne m’a pas attendu pour ne rien faire ! » Mais on s’est rattrapé à pas de géants, même si les pulsions budgétivores de la musique ne sont jamais comblées. Jacques Offenbach, adopté par le second Empire DR Si nos politiques n’ont guère évoqué le problème au cours de leur récente campagne, et il y a plus prioritaire, j’en conviens, ils n’ont cessé de disserter sur notre belle Europe, une thématique à laquelle la musique n’est pas étrangère. Cette Europe des arts qui a précédé de loin une Europe politique. Faut-il évoquer le vénitien Vivaldi qui envoyait pour impression ses manuscrits à Amsterdam et qui termina sa vie assez clandestinement à Vienne ? Mozart qui eut, dès sa jeunesse, partie liée avec l’Italie ? Lully qui fit la pluie et le beau temps à la Cour de France ? Et Offenbach, la coqueluche du Paris impérial ? Et Haendel, bien sûr, que les Britanniques ont définitivement adopté ? Sans parler de tous ces compositeurs qui, fuyant la barbarie du nazisme et les purges staliniennes, cherchèrent leur salut sous des cieux plus occidentaux… Notre champagne national Celui qui brouilla les pistes, et mourut d’ailleurs par accident à Venise, est naturellement Richard Wagner, porte-parole de la tradition germanique et, de surcroît, de la pureté de la race aryenne. Il avait néanmoins débarqué à Paris, alors incontournable capitale internationale, où son Tannhäuser fut taillé en pièces par la jeune garde du Jockey Club. Il fut alors ardemment anti-français, comme le Journal de Cosima en témoigne, sans pour autant suspendre pendant la guerre de soixante-dix ses commandes chez les producteurs de notre champagne national. La réponse française sera, le moins que l’on puisse dire, ambigüe. Le voyage à Bayreuth sera, dès la création du festival, un must pour les compositeurs français et, ne serait-ce que pour le plaisir de la truculence, il faut lire (et relire) les lettres d’Emmanuel Chabrier qui avala dans l’extase, dès son premier voyage, Parsifal (« un éblouissement ! »), Tristan et Isolde et Les Maîtres chanteurs. « Cet animal de Gluck », dont Marie-Antoinette, future Reine de France, fut l’élève en musique Claude Debussy sera, pour sa part, un pèlerin fugitif ; et, une fois vacciné, l’auteur de Pelléas et Mélisande brandira l’étendard national. Rappelons-nous ce qu’il écrivait dans La Revue bleue, le 2 avril 1904 : « Couperin, Rameau, voilà de vrais Français. Cet animal de Gluck a tout gâté. A-t-il été assez ennuyeux ! assez pédant ! assez boursouflé (…) Je ne connais qu’un autre musicien aussi insupportable que lui, c’est Wagner ! Oui ! Ce Wagner qui nous a infligé Wotan, le majestueux, le vide, l’insipide Wotan. » Et toujours sur Wagner, « un beau coucher de soleil que l’on a pris pour une aurore » ! Le cas Boulez On pourrait longuement épiloguer sur la wagnérophilie toujours cultivée dans notre pays. Sur l’influence de l’École de Vienne, après la dernière guerre, sur les compositeurs français les plus inventifs, et le cas Boulez, le compositeur français majeur, qui célébra à Bayreuth avec Patrice Chéreau le centenaire de la Tétralogie, grand chef français que l’on porta en terre il y a seize mois à Baden-Baden. Aujourd’hui, je me borne à remarquer que la victoire de notre président, dimanche dernier, n’a été saluée ni par Debussy (ni par Wagner…), ni par Berlioz (qui, dans sa tombe, en est fort marri — il aurait adoré que l’on sorte des tiroirs sa Symphonie funèbre et triomphale, créée sur le pavé parisien pour célébrer le dixième anniversaire des Trois Glorieuses) mais par Beethoven, grâce à L’Hymne à la joie, hymne européen. Belle réponse aux prétendus patriotes de tous bords ! Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de mai 2017 : « Ce jour-là, 31 mai 1976 : le dernier concert d’Arthur Rubinstein »

Georg Friedrich Haendel
(1685 – 1759)

Georg Friedrich Haendel est un compositeur allemand, naturalisé britannique (23 février 1685 - 14 avril 1759). Haendel personnifie souvent de nos jours l'apogée de la musique baroque aux côtés de Bach. Né et formé en Saxe, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s'établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Angleterre. Virtuose hors pair à l'orgue et au clavecin, Haendel dut à quelques œuvres très connues (notamment l'oratorio Le Messie, ses concertos pour orgue et concertos grossos, ses suites pour le clavecin, ses musiques de plein air : Water Music et Music for the Royal Fireworks) de conserver une notoriété active pendant tout le XIXe siècle, période d'oubli pour la plupart de ses contemporains. Cependant, pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opera), avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais dont il est un des maîtres incontestés.



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