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Musique classique et opéra par Classissima

Georg Friedrich Haendel

mercredi 22 février 2017


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16 février

CLERMONT-FERRAND : 25è Concours de chant

Classiquenews.com - Articles CLERMONT-FERRAND : 25ème Concours international de chant (28 février-4 mars 2017). Produit par le Centre Lyrique Clermont-Auvergne à Clermont Ferrand, le nouveau CONCOURS international de chant (édition biennale), cette année du 28 février (premières auditions éliminatoires) au 4 mars 2017 (finale) sélectionne les tempéraments lyriques les plus convaincants, dans des emplois préalablement définis, à destination de productions et de concerts qui garantissent aux lauréats des engagements concrets. car telle est la spécificité d’un Concours très suivi et attendu : les lauréats sont certains de participer à des productions préalablement confirmées, souvent présentant plusieurs, dans le cadre de reprises ou d’une tournée. Chacun des candidats défend sa prestation en vu d’être engagé pour tel rôle ou telle partie dans tel programme ou production. Cette année, il s’agit de sélectionner les interprètes de 3 nouveaux programmes/productions, -tous en liaison avec la culture viennoise : L’Enlèvement au sérail de Mozart, « Concert Vienne fin de siècle » (Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker), enfin « Récital An die Musik » (Lieder, airs d’opéra et d’opérettes signés Schubert, Brahms, Berg, Johann Strauss II)… Au terme de la compétition (Finale le 4 mars 2017), seront attribués 5 Prix : Le Prix du public “Bernard Plantey” : En l’honneur du fondateur du Centre lyrique, il récompense un finaliste désigné par le vote du public présent le 4 mars 2017 (valeur : 1 000 euros). Le Prix du Jeune Public “Ville de Clermont-Ferrand” (valeur: 1000 euros) Le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique (valeur : 1000 euros) Le Prix spécial “Centre lyrique Clermont-Auvergne” (valeur : 1000 euros). ___________ Déroulement : Demi-finale, JEUDI 2 mars 2017 14h – 17h et 20h – 23h Finale, le SAMEDI 4 mars 2017 à 15h ___________ Le 25è Concours international de chant de Clermont-Ferrand en chiffres : 359 chanteurs de 54 nationalités, 143 sélectionnés pour les auditions, 111 ont validé leur inscription : soit 35 nationalités différentes ; 50 Sopranos, 21 Mezzo-Sopranos, 24 Ténors, 8 Barytons, 8 Basses. Âge moyen : 34 ans. Jury du 25è Concours : Président : Raymond Duffaut Président du Centre Français de Promotion Lyrique, Conseiller artistique de l’Opéra Grand Avignon Membres du Jury 2017 : Eva Märtson, professeur de chant au conservatoire de Hanovre, Conseillère artistique de l’Opéra de Tallin, ancienne Présidente de l’Association internationale des cercles Richard Wagner Amaury du Closel, directeur musical d’Opéra Nomade, du Forum Voix Etouffées Roberto Forés Veses, directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne Jeff Cohen, pianiste Richard Martet, rédacteur en chef d’Opéra Magazine Pierre Guiral, directeur de l’Opéra du Grand Avignon Xavier Adenot, directeur de production de l’Opéra de Massy Frédéric Roels, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie Julien Caron, directeur du Festival de La Chaise-Dieu Pierre Thirion-Vallet, directeur général et artistique du Centre lyrique Clermont-Auvergne ______________ Biennale, le Concours international de chant de Clermont-Ferrand distingue les tempéraments vocaux les plus convaincants et leur offre des engagements (opéras, concerts, récitals…). L’édition 2017 concerne 3 productions / programmes programmés dans les saisons prochaines : L’opéra L’Enlèvement au sérail (Die Entführung aus dem Serail) de W.A. Mozart. Singspiel en trois actes K. 384 (Version scénique – Chantée et parlée en allemand, diapason 440) Rôles recherchés : Konstanze , soprano Belmonte , ténor Blonde , soprano Pedrillo , ténor Osmin , basse Direction musicale (création) : Roberto Forés Veses / Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani / Orchestre d’Auvergne / nouvelle production : Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand / répétitions à partir du 11 décembre 2017. Représentation : 11, 13 et 15 janvier 2018. Diffusion dans le cadre des saisons 2017 – 2018 et 2018 – 2019 : Opéra Grand Avignon : 18 et 20 février 2018 / Opéra de Rouen Normandie : 4, 6, 8 et 10 avril 2018 / Opéra de Massy : 25 et 27 mai 2018 / Opéra de Reims : janvier 2019 (2 représentations). Concert Vienne fin de siècle Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker. Tessiture recherchées : Une Mezzo-soprano ou un Baryton Musiques d’Alexander von Zemlinsky : Sechs Gesänge opus 13 – 6 Lieder opus 13 / Gustav Mahler : Lieder eines fahrenden Gesellen – Chants d’un compagnon errant / Franz Schreker : Fünf Gesänge – 5 Lieder pour voix grave. Informations : Amaury du Closel (direction musicale) / Version pour orchestre de chambre Concerts : Festival de La Chaise-Dieu / août 2017 ; Clermont-Ferrand : février – mars 2018 ; Strasbourg : Forum Voix Etouffées / février – mars 2018 Récital An die Musik Lieder, airs d’opéra et d’opérettes Tessitures recherchées : 2 voix - soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse. Musiques : Franz Schubert, Johannes Brahms, Alban Berg et Johann Strauss. Information : Jeff Cohen (piano) / Récital : Clermont-Ferrand / février – mars 2018. _______________ Toutes les informations sur le site du CONCOURS INTERNATIONAL DE CHANT DE CLERMONT-FERRAND REPORTAGE VIDEO : focus sur le dernier CONCOURS de chant de Clermont-Ferrand, 24è édition, février 2015, avec la distinction de la jeune mezzo soprano Elsa Dreisig pour le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville. REPORTAGE VIDEO. Concours de chant de Clermont-Ferrand 2015.Edition biennale, le Concours international de chant lyrique de Clermont Auvergne se déroule à l’Opéra Théâtre de Clermont Ferrand. Fondé en 1985, le Concours est organisé par le Centre lyrique Clermont-Auvergne (dirigé par Pierre Thirion-Vallet) qui depuis 1998 conçoit aussi la saison musicale de l’Opéra de Clermont-Ferrand. Comme à son habitude et selon son fonctionnement, la Compétition cherchait à distribuer plusieurs rôles dans trois programmes/productions nouveaux bientôt à l’affiche de l’Opéra de Clermont et ensuite dans plusieurs autres villes à l’occasion de tournées. Car le Concours ne remet pas de prix : il offre des engagements pour les chanteurs les plus prometteurs. En février 2015, le jury choisit à distribuer Le Barbier de Séville de Rossini, Acis et Galatée de Haendel mais aussi distinguer la soprano créatrice d’une nouvelle pièce lyrique du compositeur Oscar Bianchi, membre du jury. Grand reportage vidéo en deux volets sur un Concours exemplaire, tant par la diversité des profils accueillis que son fonctionnement singulier © CLASSIQUENEWS.COM. Et aussi VOLET 1/2 : entretiens avec Pierre Thirion-Vallet, Amaury du Closel, Damien Guillon, Hélène Walter, Oscar Bianchi…

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19 février

Eugen Jochum, grand chef d’orchestre bavarois

Eugen Jochum - Intégrale des enregistrements chez Deutsche Grammophon, volume 1. Œuvres orchestrales de Ludwig van Beethoven (1770-1827) dont une intégrale des 9 Symphonies ; Johannes Brahms (1833-1897) dont une intégrale des 4 Symphonies ; Anton Bruckner (1824-1896) dont une intégrale des 9 Symphonies ; Sir Edward Elgar (1857-1934) ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) ; Joseph Haydn (1732-1809) dont une intégrale des 12 Symphonies Londoniennes ; Karl Höller (1907-1987) ; Gustav Mahler (1860-1911) ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Franz Schubert (1797-1828) ; Robert Schumann (1810-1856) ; Jean Sibelius (1865-1957) ; Richard Strauss (1864-1949) ; Richard Wagner (1813-1883) ; Carl Maria von Weber (1786-1826). Johanna Martzy, Nathan Milstein, Wolfgang Schneiderhan, violon ; Ottomar Borwitzky, Alexander Cameron, violoncelle. Emil Guilels, Monique Haas, Maurizio Pollini, piano. Wolfgang Meyer, clavecin ; Michael Schneider, orgue. Clara Ebers, soprano ; Nan Merriman, mezzo-soprano ; Gertrude Pitzinger, alto ; Ernst Haefliger, Walther Ludwig, ténor ; Ferdinand Frantz, baryton. Kammerorchester des Bayerischen Rundfunks, Chor und Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Berliner Philharmoniker, Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Wiener Philharmoniker, Concertgebouworkest Amsterdam, London Philharmonic Orchestra, London Symphony Orchestra, Boston Symphony Orchestra, direction : Eugen Jochum. 1 coffret de 42 CDs Deutsche Grammophon 4796314. Enregistré entre février 1949 et novembre 1982. ADD [stéréo/mono]. Notices de présentation en anglais, allemand et français. Durée : 46 h 48'.




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13 février

DVD, compte rendu critique. THEODORA de Handel / Haendel. Watson, Christie (2015, ERATO)

DVD, compte rendu critique. THEODORA de Handel / Haendel. Watson, Christie (2015, ERATO). Sans atteindre la version (légendaire) de Peter Sellars à Glyndebourne (réalisée en 1996, donc voilà plus de 20 ans déjà), cette « première » Théodora en version scénique montre les limites de l’exercice. Pourquoi vouloir démontrer davantage que la musique, qui se suffit largement à elle-même (c’est même l’une des plus sublimes et recueillie qui soit née sous les mains de Haendel), pourquoi s’obstiner à démontrer par le visuel et les mouvements de scène ce qui était, – et reste essentiellement, un oratorio, c’est à dire un drame sacré et spirituel, sans décors ? Sur la scène parisienne, les décors se bornent à quelques parois coulissantes (pour mieux marquer l’espace étouffant d’un drame qui mène à la mort), ne font pas oublier les hors sujet total de l’orgie au II (délire accessoire du metteur en scène Stephen Langridge). Tout ce décorum visuel finit par encombrer une action qui par son essence épurée (musicalement) et très efficace, recherche a contrario, l’allègement, l’abstraction, la poésie pure. Côté conception des chanteurs / acteurs, l’interprétation survole une partition qui doit toucher par sa profondeur et son sens de la gravité où le silence et la lenteur disent cette transfiguration spirituelle et mystique de l’héroïne, laquelle emmène sur son chemin sacrificiel ses proches. Mauvais Valens, trop superficiel voire caricatural (Callum Thorpe) ; même limites dommageables pour le contre ténor Philippe Jaroussky, qui brille par son absence de graves et ses piètres talents d’acteur : son Didymus, premier compagnon de Theodora, en compassion et transcendance, se révèle bien lisse, tout au moins amoureux transi douloureux, mais sans aucune ambivalence ni souffrance morale. Tout un pan du personnage est écarté. En revanche le Septimus de Kresimir Spicer cisèle un héros tragique, véritablement traversé par le tiraillement intérieur, entre devoir et tentation de la ferveur : sa souffrance et sa présence humaine, comme son épaisseur émotionnelle sauvent le plateau. Voix limitée, et actrice trop réservée, la soprano britannique Katherine Watson dans le rôle-titre, doit forcer sa nature pour exprimer le souffle spirituel de plus en plus prenant, impérieux qui la submerge : vocalement tout est là ; mais émotionnellement, grâce aux plans serrés sur son visage, la tiédeur finit par susciter une « certaine » intériorité. Il ne s’agit pas d’avoir une « belle voix », surtout dans l’un des oratorios les plus introspectifs de Haendel. L’Irène de Stéphanie D’Oustrac tire elle aussi, comme Spicer, son épingle du jeu : suave et habitée, la cantatrice montre qu’elle est aussi une formidable interprète. D’autant que dans la fosse, se déploie la direction très précise et hautement dramatique de William Christie, insurpassable chez Haendel, entre élégance, noblesse, flexibilité, acuité et articulation dans l’expression du souffle spirituel de l’aristocrate et fervent Haendel à Londres. _________________________ DVD, compte rendu critique. Theodora de Haendel / Handel. Kresimir Spicer, Stéphanie D’Oustrac, Katherine Watson, Philippe Jaroussky… Les Arts Florissants. William Christie, direction. Stephen Langdrige, mise en scène (2 dvd ERATO, enregistré à Paris, au TCE, en octobre 2015).



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7 février

CD, compte rendu. SONYA YONCHEVA : HAENDEL / HANDEL, Baroque Heroines (1 cd SONY classical, juin 2016)

CD, compte rendu. SONYA YONCHEVA : Baroque Heroines (1 cd SONY classical, juin 2016). VOICI ASSUREMENT l’un des récitals lyriques de la soprano si sensuelle, Sonya Yoncheva, par ses plus convaincants : contre certains avis qui récemment s’inquiétaient de l’évolution de sa voix et des craintes sur une suractivité dommageable, celle qui en diva impériale, et qui chante actuellement sur les scènes prestigieuses américaines et européennes, essentiellement Verdi et Puccini , s’autorise ici pour SONY, un intermède baroque. C’est une réussite absolue qui en perspective de sa prochaine continuation heureuse de ses Mozart (Vitellia de La Clémence de Titus, cet été à Baden Baden est un moment fortement attendu), confirme la plénitude de moyens plutôt maîtrisés. La tournée annoncée de ce programme (pas de dates annoncées en France hélas à ce jour) devrait elle aussi être un cycle à suivre. Pour l’heure, en manière de prélude, voici le disque qui lui est de toute beautés, véritable collections d’incarnations saisissantes. Alcina, Theodora, Agrippina, Didon… En italien et anglais, la diva Yoncheva affirme une grâce voluptueuse souvent irrésistible… SONYA YONCHEVA EN DIVA BAROQUE . Le début du programme de ces 11 airs, met en avant l’intensité de l’incarnation au service des héroïnes de Haendel, en particulier, sommet pour toutes cantatrices, tragiques et lyriques, Alcina (deux airs parmi les plus pathétiques et déchirants de l’opéra baroque du XVIIIè : Ah mio cor… et Tornami a vagheggiar… / plages 2 puis 4) : l’enchanteresse amoureuse, démunie, impuissante, mie à nue face à l’empire de l’amour qui la dépasse trouve en Sonya Yoncheva, une interprète ardente, même si parfois, le texte est dilué en une émission qui soigne essentiellement le poli et la tenue de la ligne (souveraine). Mais l’esprit et la chair du timbre – à la couleur « callassienne » dans des aigus comme irradiés et puissants, s’imposent à l’auditeur, jusqu’à la sidération. Agrippina (Pensieri, voi mi tormentate!, plage 6) impose l’abattage d’une tragédienne blessée en ses derniers râles fauves : la mère de Néron affirme un tempérament de louve, furieuse autant que détruite. La cantatrice s’y montre plus proche du texte, honneur bafoué d’une impératrice mère, totalement dévastée et tourmentée. Du grand art. D’autant qu’en sa partie centrale, le recitativo secco laisse entrevoir l’articulation dramatique d’une ancienne chanteuse d’abord passionnée d’affects baroques (articulation plus proche du texte). L’écho de cet air fulgurant, halluciné comme proche de la folie, cède ensuite le pas au second de l’acte II : plus léger et presque insouciant, exprimant une pause dans l’esprit d’une héroïne fascinante par ses écarts émotionnels : Ogni vento.. fait surgir soudain, l’âme amoureuse, plus contemplative, enivrée par sa propre sensualité… (plage 8). Plus insouciante, juvénile et d’une fraîcheur agile, la Cléopâtre amoureuse de Non disperar, chi sa? minaude avec un tact percutant, où c’est encore la ligne voluptueuse qui s’étoffe, palpite, se languit délicieusement, en un timbre rond et cuivré d’une absolue séduction (plage 7). Avec le duo Theodora et Didymus, s’affirme une couleur renforcée dans la langue de Purcell : To thee, thou réalise cette sublimation de l’héroïne embrasée par l’amour divin, prête au nom de Dieu à mourir en martyr (plage 9) : avec le concours de celui qu’elle a convaincu dans la mort, son fiancé Dydimus, chanté par le mezzo ample et grave, recueilli et dramatique de Karine Deshayes : la fusion des deux timbres si typés, est idéale (respirations synchronisées superlatives). Pour clore ce récital réjouissant, deux sommets de la lyre tragique amoureuse de Haendel : deux visages de l’amour profane après la transcendance sacrée permise dans Theodora. Son Almirena (Rinaldo) exprime la cristallisation de tous les sentiments d’extase et de ravissement possible ; oserions nous une seule réserve ? un manque parfois de sobriété dans l’élocution, idem pour les violons surornementés de l’orchestre par ailleurs excellent piloté par De Marchi. A ce stade, c’est que nous aimerions l’excellence, aux côtés de cette ligne aérienne, ciselée (parfaite reprise du Lascia ch’io pianga, à la fois blessée et tellement digne, solarisée, grâce à ce timbre iridescent, et comme nous l’avons indiqué précédemment « callassienne” ) ; la franchise dans l’émission des aigus, perce le coeur. L’adieu à l’amour et à la vie de Didon en son heure final (Dido and Aeneas de Purcell), fait enfin entendre cette intelligence du recitatif : une chair linguistique, voluptueuse qui mord dans les mots, où l’extase d’amour se fait mort de délivrance. Quel style ! La finesse et la subtilité, la sobriété (enfin absolue) dans l’émission font surgir au delà de la blessure profonde, gouffre amer et grave, la force morale de la suicidaire. Récital superlatif, Sonya Yoncheva est bien l’une des plus captivantes sopranos actuelles. A suivre. CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2017. ____________________ CD, compte rendu critique. HANDEL / HAENDEL : SONYA YONCHEVA, soprano. Academia Montis Regalis. Alessandro De Marchi, direction. Enregistré en juin 2016 (Mondovi, Italie) – 1 cd SONY classical. CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2017.

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6 février

CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical). Annoncé et attendu, faisant suite à un précédent baroque (Stabat Mater de Pergolesi avec également Karine Deshayes), le nouvel album de SONYA YONCHEVA affiche de réels arguments auxquels tout amateur de voix se doit d’être attentif. Comme Anna Netrebko, il y a chez la Yoncheva une intensite sincère, et une vérité qui frappe immédiatement. La cantatrice vient de réorienter ses choix de personnages (s’éloignant du rôle de Tatiana d’Eugène Onéguine, annulant donc sa participation à l’Opéra Bastille en juin prochain ), voici un retour à ses premières amours vocales, les vertiges et désirs souvent tragiques et langoureux, jusqu’au bord de l’extase suspendue, des grandes héroïnes baroques, soit celles du XVIIIè, conçue avec le génie et la grâce que l’on sait, par Haendel (Handel). Ce disque comprend plusieurs joyaux, défis à toute cantatrice et donc soprano expressive, surtout les airs d’Alcina (de loin les plus révélateurs d’une nature tragique, – avec ici, le grand air saisissant de la mère éprouvée qui de façon hallucinée et blessée chante sa souffrance, soit Agrippina (Pensieri, voi mi tormentate)…, sans omettre, la dignité tragique, marmoréenne de Theodora, cet oratorio du silence et de la lenteur, marche de la sublimation mystique qu’éprouve l’héroïne. On voit bien que la palette des afffetcs ainsi abordée est large voire impressionnante, d’autant mieux défendue qu’aux côtés de la diva, s’affrime le chant ciselé, profond de l’Academia Montis Regalis, dirigé par Alessandro De Marchi, actuel directeur artistique du Festival de musique ancienne d’Innsbruck (auquel CLASSIQUENEWS a consacré un reportage vidéo). Exigeant une ligne et un souffle à toute épreuve, une articulation impériale, surtout une sobriété de l’intonation… chaque air révèle les grandes divas. Qu’en sera-t-il de la part de la cantatrice bulgare qui chante surtout depuis une décennie, les rôles romantiques, de Traviata à Mimi, sans omettre Elisabeth de Valois de Verdi en octobre 2017 ? Ce retour au Baroque, primordial, essentiel, soulignera-t-il la pertinence d’une voix souvent saisissante par ses vertiges émotionnels ? Cf. ses récents Mozart, hier La Comtesse, demain Vitellia… Réponse dans notre grande critique à venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS. ____________________ CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

Georg Friedrich Haendel
(1685 – 1759)

Georg Friedrich Haendel est un compositeur allemand, naturalisé britannique (23 février 1685 - 14 avril 1759). Haendel personnifie souvent de nos jours l'apogée de la musique baroque aux côtés de Bach. Né et formé en Saxe, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s'établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Angleterre. Virtuose hors pair à l'orgue et au clavecin, Haendel dut à quelques œuvres très connues (notamment l'oratorio Le Messie, ses concertos pour orgue et concertos grossos, ses suites pour le clavecin, ses musiques de plein air : Water Music et Music for the Royal Fireworks) de conserver une notoriété active pendant tout le XIXe siècle, période d'oubli pour la plupart de ses contemporains. Cependant, pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opera), avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais dont il est un des maîtres incontestés.



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